Récit Costa Rica 3 - Suivez les 3 M, une famille en vadrouille

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Voyages > Costa Rica 2006
 
 

18 & 19 Mars
Sarapiqui et volcan Poas

Nous quittons Puerto Viejo direction Puerto Viejo mais de Sarapiqui  cette fois ci. L'objectif est de rejoindre ensuite le Volcan Poas. Le temps se découvre tout juste lorsque nous arrivons à La Virgen, petit village situé juste après Puerto Viejo de Sarapiqui. Nous installons la tente sous le soleil, au bord de la rivière. Celle-ci est tumultueuse et apporte de temps en temps son lot de rafteurs, bataillant dans le courant. Nous les regardons, assis devant notre tente.

Le ciel se couvre à nouveau et nous nous dirigeons vers le Serpentarium de La Virgen. De nombreux serpents se côtoient, mais les plus impressionnants sont les pythons moulures, dont le diamètre du corps est aussi gros qu'une bonne cuisse humaine. Le tout avec des muscles constricteurs bien voyants.

La soirée est un peu morose car la fin des vacances s'approche : c'est notre dernier jour en camping et demain nous rendons la voiture. Certes il nous reste encore 4 jours, mais le fait de savoir que nous passons nos derniers moments avec notre fidèle équipement est très présent dans nos esprits. Dans ce cas, il vaut mieux se coucher et ne plus penser à rien.

La forme est de retour dès le lendemain matin, avec un grand ciel bleu.
Ce matin, direction le volcan Poas. Nous y sommes dès l'ouverture avec déjà une dizaine de personnes. Le site nous paraît un peu comme un parc d'attraction avec ce grand bâtiment accueillant un petit musée, cafétéria et magasin. De plus, nous suivons une route macadamisée jusqu'au point de vue du cratère, où nous accueillent des plateformes réservées à la prise de photos. C'est là première fois que nous nous sentons vraiment "touristes" et non pas visiteurs. Certaines de ces infrastructures sont certainement dues à la menace que peut être ce volcan, mais cela dégrade un peu l'image du parc, comparé aux autres sites visités.
Heureusement le panorama sur le cratère est superbe. Un autre chemin nous amène près d'un lac pour revenir vers l'entrée. Nous sommes alors stupéfaits par le nombre de voitures et de cars. Certes nous sommes prêts de San José, mais là quand même, on se croirait à Eurodisney avec les groupes portant les mêmes casquettes, les queues devant les toilettes… Il est temps de partir ou bientôt nous allons nous croire revenus sur le Côte d'Azur un 15 Août ! Nous redescendons en passant par Sarchi, car nous voulons acheter un carillon formé de clochettes en terre cuite.

Et voilà, il faut maintenant rentrer à Alajuela pour rendre la voiture. Nous nous rendons d'abord à l'hôtel Coconut, mais celui-ci est complet et nous nous rabattons sur le voisin, l'hôtel Hortensia, où nous sommes reçus par les propriétaires comme des princes. Nous repartons rendre notre brave 4x4, et nous sommes raccompagnés par un agent d'Adobe qui nous dépose à notre hôtel.

Puis nous allons faire nos courses pour demain, car nous partons pour 3 jours à Tortuguero, en excursion organisée.
Il nous faut préparer nos sacs, ceux qui vont rester ici doivent être prêts à partir dans l'avion dans 3 jours et les autres, qui nous accompagnent à Tortuguero, sont chargés de très peu de vêtements mais surtout de nourriture, pain, boîtes de thon et cœurs de palmier. En effet, nous avons choisi la formule " bed et breakfast ", la plus économique.  Quand tout est prêt, nous allons déposer nos sacs inutiles à l'hôtel Coconut House, où nous reviendrons dans 3 jours.

 
 

20 Mars
Route vers Tortuguero

Nous sommes réveillés par le gardien. Merci à lui, car mon réveil n'a pas fonctionné (ou plutôt je l'ai programmé pour 4h45 de l'après-midi, hum….). Le taxi nous emmène au Hampton Inn où l'excursionniste Jungle Tom Safari doit venir nous chercher à 5h45.Le minibus arrive et Fernando, notre guide, nous accueille. Nous partons chercher les autres participants à San José.

C'est l'occasion pour nous de découvrir la capitale et sa circulation encombrée. Nous ne regrettons pas de ne pas avoir choisie la ville comme étape de voyage.

Nous commençons le voyage par la traversée du parc Braulio Carillo, qui nous semble immense, et le passage sur le Rio Sucio, jonction surprenante de 2 rivières de couleurs différentes. Le petit déjeuner est servi à proximité d'un champ de caféiers. Le guide nous explique l'importance de cette économie, avec celle des bananes, exploitations qui sont à l'origine de la déforestation. Mais ce débat est trop difficile. Nous ne pouvons accepter cette déforestation, et pourtant nous comprenons que ce pays ne peut pas vivre uniquement grâce aux forêts et au tourisme.

Nous visitons plus loin une entreprise de bananes. Les employés y travaillent 6 mois pour un bon salaire, avec logement, sécurité sociale et éducation des enfants. Mais ces avantages sont là pour compenser des conditions de travail inacceptables pour nous, européens : les hommes doivent couper des bottes de bananes, les accrocher à un rail en hauteur et tirer toutes ces bottes de bananes, accrochées à leur ceinturon. Ils travaillent au poids de bananes cueillies,  ce qui signifie qu'ils doivent se dépêcher s'ils ne veulent pas travailler 12 heures d'affilée, sous une chaleur étouffante et surtout sous les arrosages de pesticides. On comprend mieux pourquoi leur contrat ne dure que 6 mois. Et on n'échangerait notre place pour rien au monde dans ces conditions.

Nous arrivons ensuite à l'embarcadère, où nous quittons définitivement les 4 roues pour le bateau.

Et c'est le début d'une magnifique entrée dans le parc de Tortuguero, le long du grand canal, qui laisse envisager les moments agréables à venir. En cours de route, nous rejoignons notre nouveau guide, qui le sera jusqu'au retour, Carlos.

Il nous dépose à notre hôtel, le Miss Junie's, simple mais très bien situé à Tortuguero même, entre le canal et la mer caraïbe.
L'après-midi, nous avons "quartier libre" et nous en profitons pour nous promener un peu.

 
 

21 & 22 Mars
Sur les canaux de Tortuguero

Lever à 7h. Le bateau vient nous chercher et nous emmène à la maison du Parc, pour l'achat de notre pass 3 jours.

La matinée est consacrée à la découverte des canaux, plus petits que la veille et donc plus peuplés d'animaux. Nous avons la chance d'y observer nos premiers toucans et perroquets en liberté, ainsi que des hérons, aigrettes, martins pêcheurs, cormorans, des basiliques courant sur l'eau et d'énormes iguanes.

Nous sommes émusà la vue de bébés chauves-souris blancs, nichés au creux d'une feuille. Nous pouvons à nouveau entendre les singes hurleurs. Ce parcours est fantastique, au milieu de cette végétation luxuriante qui tombe dans l'eau et ce calme apparant. On a l'impression d'être peu de chose au bout du monde. C'est enivrant.

Nous revenons sur la terre ferme pour pique-niquer et pour profiter de notre après-midi libre en visitant le sentier au sud du village de Tortuguero. Le court sentier nous amène rapidement à la mer. Comme d'habitude, beaucoup de bruits et de mouvements, mais les animaux sont bien cachés.

Nous finissons à nouveau la journée au soda La Caribena puis à notre hôtel.  Dernier réveil des vacances. Une certaine nostalgie commence déjà à s'installer.

Mais c'est l'heure de quitter l'hôtel après un bon petit-déjeuner. Nous réembarquons sur le bateau pour la dernière incursion dans les petits canaux du parc.
Le paysage est toujours aussi beau. Nous voyons à nouveau des singes hurleurs, des toucans, des hérons, mais cette matinée nous offre de belles surprises, comme des tortues nageant au milieu des caïmans. Mais elles n'ont rien à craindre avec leur solide carapace. Nous avons également la chance d'apercevoir une très belle grenouille venimeuse rouge, pas plus grande qu'un ongle de pouce humain. Avant de quitter le parc, nous discernons difficilement un héron tigré, parfaitement camouflé sur un fond de tronc d'arbre.

Au retour, nous sommes complètement vidés, décidément le bateau, ça fatigue. Nous nous laissons bercer par la route. Quelques frissons quand le minibus traverse le Parc Braulio Carillo dans une obscurité totale, avec des camions se doublant dans l'autre sens et des bancs de brouillard cachant les voies. Cette partie de route est vraiment à éviter de nuit.

Nous sommes de retour à l'hôtel Coconut House, où nous récupérons nos affaires et terminons nos sacs pour le grand départ.

 
 
 
 
 
 
 
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