Récit Costa Rica 1 - Suivez les 3 M, une famille en vadrouille

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Voyages > Costa Rica 2006
 
 

9 Mars
La Fortuna, volcan Arenal

Après une bonne nuit à Alajuela, pour récupérer de notre long vol, nous prenons la route pour La Fortuna. Nous nous engageons sur l'Interamericana pendant 10 minutes avant de nous rendre compte que nous roulons dans la mauvaise direction. Dans l'autre sens, nous quittons l'" autoroute " vers Naranjo. Le parc devant l'église me fait penser à Alice au pays des merveilles, avec les arbres taillés de formes étranges, certaines complètement abstraites.

La route continue ensuite sur les collines recouvertes de nuage. Les vaches locales nous dépaysent, avec leurs longues oreilles tombantes, elles sont vraiment attendrissantes.

Vers 11h, nous atteignons La Fortuna. Nous partons à la recherche d'un lieu où camper. Au cours de nos recherches, nous croisons des cabinas entourées d'un magnifique jardin. L'enseigne montre le symbole d'une tente.La chance nous sourit, ce soir nous dormirons parmi les oiseaux et les plantes, juste à côté d'une plante d'où est issue la citronnelle. Le propriétaire est très fier de nous montrer comment, en la frottant, on en fait sortir le liquide odorant. Nous en disposons autour de la tente. Ce n'est pas ce soir que les moustiques inaugureront notre peau.

Nous pique-niquons dans le Parque Nacional Volcan Arenal. Nous restons une heure à écouter les terrifiants grondements du volcan, dont le sommet est malheureusement couvert de nuages. Nous ne voyons pas les jets de pierre, mais nous pouvons voir les blocs retomber, sous la limite des nuages, créant des traînées de poussières sur le flanc de la montagne. Nous parcourons le Sendero Coladas, sentier qui nous permet de traverser zone vertes et anciennes coulées de lave. Nous retournons vers la ville pour le repas du soir, où nous dégustons notre premier Casado, composé de riz, d'haricots noirs et d'une salade de chou blanc.

Afin de digérer, nous nous rabattons sur une difficile soirée de baignade dans des bassins d'eaux chaudes, entourés de cascades et de forêt. Trop dur… un rêve qui va durer 3 heures, après avoir essayer la dizaine de bassins à des températures différentes. Certes l'entrée n'est pas donnée, ça fait très "touristes de base" mais nous n'avons pas du tout regretté notre investissement.

En sortant de la tente à 4h du matin pour aller au petit coin, j'aperçois un ciel étoilé. Les nuages sont partis ! En toute hâte, nous "enfourchons" le 4x4 et nous dirigeons vers le flanc ouest du volcan. Enfin ! L'activité n'est pas intense, mais les grondements accompagnés de petites coulées nous ravissent. Et nous avons bien fait de nous lever, car déjà les nuages réapparaissent et recouvrent le sommet. Nous pouvons continuer sans regret notre nuit.

 
 

10 et 11 Mars
Monteverde, Santa Elena

Au matin, nous reprenons la route en direction de Tilaran, pour rejoindre ensuite Monteverde. Au passage sur le pont surplombant le Lac de l'Arenal, nous avons comme par miracle la chance d'assister à une éruption de l'Arenal, crachant un beau panache de cendre. Moi qui adore les volcans, j'en ai les larmes aux yeux !

En continuant vers Tilaran, nous comprenant pourquoi il faut 4 heures pour aller de La Fortuna à Monteverde. La route est parsemée de nids de poule et le trajet devient une magnifique piste de slalom, où il faut éviter les obstacles.  En chemin, nous rencontrons une famille de coatis qui s'approche de la voiture, quémandant de la nourriture. Mais nous ne sommes pas venus au Costa Rica pour nourrir les animaux sauvages !!  A Tilaran, la route devient piste pour rejondre le village de Santa Elena.


Il est 14 heures. Nous flânons dans le village, on se croirait un peu perdu au bout du monde. L'ambiance y est vraiment détendue. Nous allons visiter le Serpentarium, où nous découvrons toute sorte de serpent, venimeux ou non, des iguanes, tortues… La nuit tombe tôt et nous allons dîner dans un petit restaurant bien amusant, avec plein de peluches (nous en avons compté 78 !) accrochées au plafond. Il y en pour tous les goûts.
La nuit étant plus fraîche ici, nous nous emmitouflons dans les duvets.

Le lendemain, après un café offert par la maison, nous partons vers la Réserve Santa Elena. C'est notre premier contact avec la forêt humide. Nous choisissons de parcourir le plus long sentier, qui fait 4,5 km. La végétation est splendide, luxuriante et pousse au milieu d'une lumière tamisée par le brouillard. L'ambiance est un peu inquiétante, car l'on entend de nombreux cris d'oiseaux, ainsi que des feuilles qui se secouent.  Les oiseaux et autres animaux sont très difficiles, voire impossibles, à discerner. Cette forêt de nuages, qui porte vraiment bien son nom, est un camouflage naturel parfait pour toutes les espèces. Les 4 km, passés la tête levée vers les arbres sont parcourus à un rythme très lent, si bien que nous pique-niquons sur une racine d'arbre tellement imposante qu'elle est parfaite en banc.

Le seul animal que nous verrons est un pécari, une espèce de sanglier, sorti de nulle part à la fin du parcours, qui en voulait à notre sandwich. Il nous colle, et il faudra le repousser pour pouvoir remonter en courant dans notre 4x4 sans lui.

Nous quittons Santa Elena ravis et reprenons notre itinéraire vers Libéria. La piste nous amène jusqu'à l'Interamericana, où nous roulons pendant 1h30 avant d'atteindre Libéria. Nous pensions dormir à l'entrée du parc Rincon de la Vieja, mais nous préférons rester en ville pour profiter des sodas, les restaurants locaux. Ce soir, la tente restera pliée et nous optons pour l'hôtel Casa Real, situé dans une ancienne bâtisse sympathique.
Nous prenons un verre dans un bar avec terrasse surplombant la place principale, animée par la foule se dirigeant vers l'église. C'est l'heure de la messe et les Costaricains sont très croyants. Nous mangerons dans un restaurant à proximité de l'hôtel.

 
 

12 & 13 Mars
Rincon de la Vieja, Playa Grande, Jaco

Nous prenons la route pour le Parc Rincon de la Vieja. Cinq kilomètres après Liberia, sur l'Interamericana, nous bifurquons vers une bonne piste qui mène à l'entrée du parc nommée Las Pailas.

Il est 7 heures et le parking est vide. Le sommet étant couvert, le garde à l'entrée nous déconseille vivement d'entamer la montée vers les cratères. Nous nous contenterons du parcours touristique de 3 km. Nous ne serons cependant pas déçu, car il présente de nombreux phénomènes volcaniques, fumerolles à l'odeur très forte d'œuf (soufre) qui vous étouffent en fonction des courants d'air, volcancito, qui permet d'admirer d'en haut l'activité d'un cratère miniature, des mares de boue et d'eau en ébullition, très bruyantes, et des étendues d'eau aux teintes multiples, grises, vertes, jaunes, ocres…

Sur le trajet du retour, nous croisons beaucoup de monde, puis des groupes guidés. Nous arrivons à l'entrée, grande étendue herbeuse maintenant recouverte de familles pique-niquant. Mais voilà pourquoi il y a tant de monde : c'est Dimanche et de nombreux costaricains sont venus se détendre avec leurs enfants. Nous avons bien fait de venir tôt.

Il fait tellement chaud que l'idée d'un petit bain dans une rivière nous pousse jusqu'au site " Posa Rio Blanco ". La rivière s'ouvre sur une petite vasque d'eau claire et très froide. Même si pendant les premières minutes, nos muscles sont complètement tétanisés par l'eau froide, nous tenons bon et la récompense ne se fait pas attendre. Finalement, nous allons rester ici pendant une bonne demi-heure, à patauger inlassablement dans le bassin. Ce temps de fraîcheur nous revigore.

Et nous en avons bien besoin pour parcourir la route en gruyère puis la piste qui mène jusqu'à Playa Grande sur la péninsule de Nicoya.
Nous arrivons à Playa Grande. Nous passons la fin d'après-midi au bord de l'océan, sur une plage déserte, dans une baie entourée de rochers sombres. C'est superbe ! Ce sera notre première baignade en mer au Costa Rica. Là, un vieux Ticos vient nous chercher. Il veut à tout prix nous montrer une famille de singes hurleurs qui s'est installée dans les arbres à proximité. Enfin, nous avons la chance de voir des singes. Nous sommes si heureux ! Et en plus, on peut bien les entendre.

En nous couchant, nous remarquons que les singes se sont déplacés jusqu'aux arbres au-dessus de notre tente. La nuit s'annonce bruyante !

Au matin, nos nouveaux amis les singes nous réveillent et nous allons directement nous baigner en mer.
Après avoir démonter la tente, nous hésitons sur la prochaine étape, à savoir si nous restons sur la péninsule de Nicoya vers Samara ou si nous continuons vers Jaco. De toute façon, ce sera une journée de route. Comme nous ne sommes pas venu au Costa Rica pour les plages, nous décidons de filer directement vers Jaco. Nous passons d'abord au Pont de Tarcolès, surplombant la rivière du même nom, connue pour sa population de crocodiles. Ceux-ci se prélassent au bord de l'eau. Nous sommes époustouflés par leur taille et par leur nombre. Il y a au moins une vingtaine de bêtes sur à peine 100 m !

Nous passerons la fin de soirée à Jaco entre la plage et la flânerie en ville. La ville est vivante et touristique. Nous admirons le coucher de soleil puis allons manger au Big Big Bambu. Aujourd'hui, nous faisons entorse à notre régime casados en dégustant une bonne pizza.

 
 

14 mars
Sur le Rio Tarcolès

La journée commence par notre fameuse sortie pour aller voir les crocodiles. Nous avons choisi l'organisme Crocodile Man, plutôt que l'autre société, car ils proposent une visite en Français. Certes, nous comprenons l'anglais, mais concernant les espèces d'animaux, c'est quand même plus facile dans la langue maternelle.

Le circuit commence par la découverte des oiseaux vivants le long du Rio. Le guide nous montre 5 espèces différentes de hérons, des aigrettes, martins pêcheurs et cormorans.

Notre capitaine aperçoit alors un crocodile, énorme. "Crocodile Man" entre alors dans l'eau, en essayant de l'attirer vers lui en frappant la surface avec le plat de la main, puis avec un filet de poisson. Nous apercevons d'abord une traînée à la surface, puis enfin le dos du crocodile. Il fait plus de 5 mètres ! Il s'approche du filet de poisson et se soulève hors de l'eau pour l'attraper. Il n'est qu'à quelques centimètres de Crocodile Man ! C'est assez impressionnant et excitant, voire effrayant, mais nous avons la chance de voir de près la tête de l'animal avec sa dentition parfaite et sa force herculéenne.

Nous rentrons ensuite à l'embarcadère après cette navigation de 2 heures, qui nous en a mis plein les yeux !

Il nous faut maintenant continuer notre route pour l'étape du jour, Manuel Antonio. En route, nous nous achetons un poulet rôti qui sera notre repas du midi.  Nous arrivons à Manuel Antonio vers 14h30. Notre camping, le Cabinas Ramirez, se trouve être une superbe site ombragé à 10 mètres de la plage. Notre emplacement est déjà occupé par un gros iguane en train de manger, que nous sommes obligés de déloger.

L'après-midi, comme à notre habitude déjà depuis 3 jours, est consacrée à baignade et au farniente sur le Pacifique. Nous allons également flâner le long des boutiques de souvenirs. Puis nous décidons d'aller voir le fameux Bar El Avion, indiqué dans le LP. Une carlingue d'avion fait office de bar, installé sur une terrasse avec vue sur mer. C'est assez pittoresque ! Et nous avons bien fait de venir là, car une famille de singes écureuils a pris place dans l'arbre juste en face et grignote des feuilles vertes.

Le coucher de soleil sur la plage et magnifique, comme tous les soirs d'ailleurs.

 
 
 
 
 
 
 
 
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