Récit Madère 1 - Suivez les 3 M, une famille en vadrouille

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Voyages > Madère 2009
 
 

Dimanche 15 mars
Arrivée à Funchal

Réveil à 3h30. Après un vol en avion des plus agréable et une belle émotion à l'atterrissage à Funchal, nous devons rapidement nous adapter à la chaleur de midi qui nous écrase. Une véritable différence avec la Côte d'Azur et déjà nous enlevons toutes les couches superflues de vêtements.

Nous nous installons à l'Auberge de Jeunesse de Funchal avant d'entamer notre découverte à pied de la ville.

L'ambiance décontractée nous envahie immédiatement et malgré le fait que Funchal soit la " capitale ", nous ne ressentons à aucun moment l'agitation que l'on peut ressentir dans les grandes villes. Au contraire, les oiseaux chantent, les passants flânent et les amoureux s'enlacent face à la mer.

Entre les petites ruelles du centre et la promenade du bord de mer, nous profitons sereinement des belles perspectives qui s'offrent à nous. Nous dînerons ce soir au restaurant, en dégustant nos premiers poissons frais, brochette de poissons pour Audrey et thon pour moi.

 
 

Lundi 16 mars
Funchal

Aujourd'hui, nous voulons faire la sortie en bateau à la rencontre si possible des dauphins et baleines. Après maintes sollicitations des rabatteurs, nous choisissons de partir l'après-midi avec " Rota dos Cetaceos ", la plus chère mais qui semble offrir le plus de garanties pour voir les animaux.

Le reste de la matinée est consacré à la visite du célèbre marché des Lavradores, réputé pour ses nombreux étals de fruits, poissons et fleurs qui en font un lieu haut en couleurs. Nous avons la chance de côtoyer une visite guidée en français, ce qui nous permet d'en apprendre discrètement plus sur les fameux " sabres ", ces poissons dont la couleur noire est due à l'oxydation de la peau à sa sortie de l'eau et dont on ne connaît pas la couleur réelle.

Nous goûtons également des fruits inconnus pour nous, comme les néfliers du Japon ou les bananes-ananas succulentes. Nous faisons quelques courses pour aller pique-niquer sur les hauteurs de la ville, après une montée fatigante (la première du voyage !) jusqu'au Fort Pico. Mais la vue sur toute la baie de Funchal  mérite le détour.

Enfin, c'est l'heure de notre sortie en mer. Après une courte projection sur les espèces vivant au large, direction le port où la houle et le vent se sont donnés rendez-vous. On nous préviens que nous serons donc " assez " mouillés en quittant le port, mais heureusement les K-Way sont fournis ! Effectivement, après quelques vagues bien senties en pleine figure, nous finissons par arriver plus au large, plus au calme aussi.

Notre recherche des dauphins va être de courte durée, car déjà se présente une bande de dauphins communs, très joueurs. Ils vont ainsi s'amuser à tourner, virer, sauter, même sur le dos, autour de nous pendant environ 30 minutes. Ils sont très nombreux et on peut estimer leur groupe à une cinquantaine d'individus. Après cette belle rencontre, il nous faut les quitter pour les laisser en paix. Nous continuons notre recherche, cette fois sans succès.

Au retour, nous passons au large de l'aéroport où nous voyons les atterrissages. Une pensée compatissante pour des passagers sans doute un peu surpris par le virage ! Nous sommes heureuses de remettre les pieds sur terre car nous n'avons vraiment pas le pied marin. Et encore merci aux petits comprimés qui m'accompagnent à chaque sortie en mer.

Il nous reste un peu de temps avant le soir et nous prenons le bus pour Monte et sa célèbre église. Les pousseurs de " carreos ", chariots en osier, sont au chômage technique, mais il faut dire qu'à 18h, nous sommes finalement les seules touristes encore présentes. Retour à Funchal pour un bain de pied. Impossible d'aller plus loin, tant l'eau est froide et les galets désagréables sous la plante de nos petits petons méditerranéens.

Ce soir, nous dînons d'un repas que nous cuisinons nous-même à la cuisine de l'Auberge : pâte à la sauce bolognaise… (désolé, pas de spécialité ce soir !)

 
 

Mardi 17 Mars
de Funchal à Paul da Serra


Nous récupérons notre véhicule pour entamer notre tour de l'île. La conduite est facile malgré les dénivelées et les nombreux virages.

Nous atteignons rapidement le Cabo Girao, avec ses 580m de haut ce qui en fait la deuxième plus haute falaise d'Europe et la quatrième au rang mondial après des falaises d'Hawaï et de Norvège. Le point de vue y est extraordinaire sur les champs cultivés tout en bas, en bord de mer. Mais la brume commence déjà à remonter le long de la paroi et à engloutir le point de vue.

Nous continuons ensuite de longer la côte jusqu'à Ribeira Brava, agréable bourgade où nous pique-niquons sur le port.

Il est temps de nous enfoncer à présent dans le cœur de l'île par la vallée centrale et la " Boca de Encumeada " qui nous offre ses panoramas magnifiques de cimes, pinacles, falaises. Tous sont des témoins de l'histoire volcanique de Madère qui a créé ces paysages chaotiques que nous ne pouvons cesser de contempler. Heureusement, les routes sont continuellement bordées de recoins, observatoires… qui permettent de stationner pour admirer la vue.

C'est merveilleux et en plus très vert. Il faut dire que l'eau est partout, cascades, filets d'eau dans les tunnels, brumes et nuages chaque jour. Nous arrivons ensuite sur le plateau de Paul da Serra à 1400m, nu comme un ver où paissent paisiblement quelques vaches.

Après notre installation à l’hôtel, il nous reste encore un peu de temps pour une courte et très facile promenade le long de notre première levada vers le ruisseau de Ribeira Grande (rando n° 44-Rother). Au retour, nous avons la chance d’admirer le coucher de soleil sur la mer de nuages. Un moment magique où seuls quelques sommets flottent avec nous au-dessus des nuages.
Le soir, nous dînons au restaurant de l’hôtel, assez surprenant par son décor. Par contre, le repas est délicieux (le meilleur de tout notre séjour). Goûtez donc au thon à la sauce de Madère !

 
 

Mercredi 18 mars
de São Vicente à Porto Moniz  


Les beaux nuages de la veille sont montés et le plateau est dans l'humidité et le brouillard complet. Impossible de faire notre randonnée dans ces conditions. Du coup, nous décidons de redescendre par Sao Vicente et de visiter les grottes en espérant une amélioration.

Nous commençons par suivre différents tunnels de lave formés lors de la phase volcanique du plateau Paul da Serra il y a 400 000 ans. Dommage que la visite se fasse au pas de charge, nous avons à peine le temps de profiter de la découverte de ce monde souterrain. L'exploration se poursuit par la projection d'un film instructif en 3D qui retrace la naissance de Madère il y a 5 millions d'années et des différentes éruptions volcaniques ayant abouti à l'archipel actuel.

En sortant du musée, les nuages sont toujours présents, mais uniquement sur les hauteurs, et nous décidons de nous rendre à Porto Moniz par la côte Nord Ouest. Nous suivons donc les falaises abruptes. Nous sommes dans le bons sens de circulation, ce qui nous permet d'emprunter les routes à flanc de falaises sans utiliser les nombreux tunnels.

La route qui longe la côte est assez étroite, passant sous de nombreuses cascades, et offre de beaux paysages. Nous pique-niquons sur la plage de sable noir de Seixal, ce qui nous change un peu des galets. C'est bien plus agréable pour la plante des pieds !!

Nous finissons notre route à Porto Moniz. Après notre installation à l'Auberge de Jeunesse, nous décidons d'aller reconnaître les fameuses piscines naturelles qui nous allèchent depuis longtemps. Arrivée à l'entrée, nous sommes étonnées de ne voir personne dans les beaux bassins. L'eau doit être froide !

Pourtant nous décidons de prendre notre courage à deux mains et de profiter de ces piscines qui nous tendent les mains. Nous apprenons par l'hôtesse que l'eau est à 18°C, cela doit être faisable… Nous sortons donc en maillot de bain et approchons des bassins sous le regard amusé de nombreux touristes attendant avec impatience de connaître le verdict.

Et finalement, après quelques minutes rafraîchissantes, nous plongeons à cœur joie dans cette merveilleuse piscine naturelle dont nous pouvons profiter pleinement et toutes seules ! Car personne ne suivra notre exemple et c'est tant mieux. Nous nous sentons un peu comme des privilégiées, surtout que nos corps s'habituent assez facilement au contact de l'eau froide. Nous testons ainsi chaque bassin, chaque recoin, chaque passage à notre guise, jouant avec les vagues de l'océan déferlant par-dessus les bords de la piscine.

Une fin de journée inoubliable avant notre repas préparé par nos soins (le reste des pâtes, encore…) à l'auberge.

 
 

Jeudi 19 mars
Rabaçal à Jardim do Mar


Le soleil est de retour et nous repartons donc en direction de Rabaçal pour effectuer la randonnée reportée la veille : les 25 Fontes.

Des nuages s'accrochent aux sommets, mais le sentier se trouve juste en dessous. Nous empruntons donc les levadas sous un soleil intermittent. La première partie est facile, après une descente rapide, nous longeons une levada jusqu'à la cascade. Cependant, nous choisissons de revenir par un autre parcours proposé sur le guide, Rocha Vermelha, pour ne pas faire un simple aller retour.

Le sentier descend alors en pente raide et à chaque pas, nous ne pouvons nous empêcher de penser qu'au retour, toute cette dénivelée devra forcément être remontée ! Mais le paysage en face de nous est très beau, nous y voyons une autre levada perdue dans la verdure. Et surtout nous n'avons pas tout ce monde autour de nous comme sur le début du parcours très connu des randonneurs.

Et voilà que se présente devant nous la montée que nous entamons tranquillement et avec le temps, nous aboutissons près du début du parcours des 25 Fontes. Nous avons encore un peu de courage pour aller jusqu'à la cascade de Risco. Finalement, la partie la plus " dure " du parcours est la longue remontée vers le parking sur la route bitumée, sans grand intérêt et où vous voyez défiler toutes les 5 minutes la navette pleine de personnes… on ne peut s'empêcher de penser ahh si j'avais su……..  mais à l'arrivée, la fierté de soi est la plus forte !

Nous reprenons ensuite la route direction Calheta, mais l'auberge de jeunesse est fermée et nous nous rabattons sur Jardim do Mar, où nous logerons chez Cecilia, petite guesthouse offrant un beau panorama. Nous ne sommes pas déçus par ce joli village composé de petites ruelles piétonnes pavées de mosaïques géométriques.

De là, nous partons vers la pointe Ouest de l'île, la Ponta do Pargo, en profitant des nombreux miradouro, points de vue, offerts d'un côté comme de l'autre sur les falaises spectaculaires. Fait exceptionnel, le phare de Ponta do Pargo semble peu touristique, il n'y a pas de marchands ambulants ou de snack comme presque partout ailleurs. On peut ainsi profiter de ce " bout du monde " tranquillement en solitaires et c'est bien agréable, d'autant que le coucher de soleil offre des couleurs magnifiques à faire rêver.

 
 
 
 
 
 
 
 
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