Récit Madère 2 - Suivez les 3 M, une famille en vadrouille

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Voyages > Madère 2009

Vendredi 20 mars
Machico et São Lourenço

Il fait grand soleil sur Jardim do Mar et cela s'annonce bien pour notre découverte du centre et nord de l'île. Mais dès que l'on s'approche du centre, le temps est pluvieux, voire extrêmement pluvieux. Nous faisons un arrêt à Sao Jorge pour admirer l'église la plus riche puis avançons vers Santana au milieu des nuages. Bientôt, on n'y voit plus à 20m ! Nous décidons de fuir cet endroit en empruntant le tunnel vers Machico.

A l'arrivée, le temps est nuageux, mais le soleil arrive à percer. Nous nous rabattons donc vers la pointe de Sao Lourenço, pour faire la randonnée de 2h30. Enfin, 2h30 c'est sans compter les arrêts photos. Et ici les paysages sont tellement remarquables et à chaque pas un nouveau panorama s'offre à vous qu'il est impossible de ne pas prendre de photos. Donc comptez plutôt 3h, voire 3h30.

Le site est très différent du reste de l'île car la végétation est très pauvre, trop balayée par le vent. Mais cela nous permet de découvrir des roches de couleur presque provocantes tant elles sont puissantes : rouges, jaunes, bruns, noirs, ocres…. Le tout jouant avec le vert de la lande et le bleu de la mer. C'est tout simplement splendide.

Nous sommes subjugués par la majesté de ce paysage. Nous pique-niquons en route et jouons avec les lézards peu craintifs et qui nous chapardent chaque miette tombée, et même un petit-beurre tout entier !!
Vers 18h, nous profitons des lueurs rougeoyantes sur les falaises avant de retourner sur Machico pour trouver un hébergement. Nous sommes fatiguées par la conduite sur la route très tournicotante de ce matin entre Sao Vicente et Santana, surtout sous la pluie et le brouillard.

Nous passons alors à l'Office de Tourisme, où l'hôtesse nous conseille de négocier les tarifs des hôtels en cette saison, ce que nous n'avions pas osé auparavant. Elle nous conseille un bel hôtel et nous dis de négocier 35€ au lieu de 40€. Il ne nous en faut pas plus pour nous rendre téméraire et négocier 30€ au lieu de 40€. Nous ajoutons  que nous venons de la part de l'Office de Tourisme et ... ça marche !!

 
 

Samedi 21 mars
São Jorge, Faial et Caniço


Pas de chance, il pleut même à Machico, ce qui ne présage rien de bon pour la côte Nord la plus pluvieuse. Mais nous ne renonçons pas. A Sao Jorge, il ne pleut plus et nous en profitons pour programmer la randonnée du chemin côtier de Sao Jorge.

Le parcours commence (comme toujours) par une descente très raide de 300m de dénivelée sur une ancien chemin pavé de ces fameuses marches arrondies " affectueusement appelées "pavé du pied de bœuf" par les habitants de Madère ". Décidément, on en veut à nos mollets et à nos cuisses !  Nous arrivons tout en bas, aux abords d'un mini hameau posé au pied de l'océan.

Le chemin continue ensuite au dessus de l'eau, à plat, jusqu'à la pointe. Mais pour y arriver, il faut d'abord traverser un pont, et quel pont ! Une espèce de pont aérien cassé rafistolé avec des morceaux de bois cloués. Comme nous voyons des pêcheurs au bout de la pointe, nous nous disons qu'il ne doit pas y avoir de danger à passer, mis ce n'est franchement pas reluisant.
Finalement ça tiendra très bien sous notre passage aller-retour et sous ceux d'autres randonneurs arrivés après nous (mais pour combien de temps…).

Mais déjà il nous faut revenir et surtout remonter, ce qui n'est pas de tout repos. Finalement, les petites marches sont particulièrement efficaces, pas hautes du tout (pas des marches qui vous cassent les jambes) mais suffisamment pour vous faire grimper les dénivelées plus rapidement.

Et c'est surprises, mais fatiguées tout de même, que nous arrivons assez rapidement en haut. Peut-être aussi sommes nous un peu plus entraînées que les premiers jours…

La pluie se remet malheureusement à tomber dès notre retour à la voiture et encore une fois, impossible de profiter de Santana.

Nous nous réfugions alors au Centre Thématique Madérien, une sorte de parc d'attraction sans intérêt.

Nous reprenons ensuite la route, la pluie s'est arrêtée et avant de retourner au Sud, nous faisons un arrêt à la plage de Faial pour découvrir de belles orgues basaltiques, formations volcaniques apparues lors du refroidissement rapide de la lave.

Nous quittons ensuite le nord en direction de Funchal. Nous faisons des arrêts à différents endroits, en particulier au Cristo Rei, à Caniço. Comme partout, les Portuguais ont érigés de nombreux Christ à l'entrée des ports importants, comme à Rio de Janeiro par exemple.
Ici, le monument est plus petit, mais nous avons la chance d'y admirer un magnifique arc-en-ciel.

 
 

Dimanche 22 mars
Câmara de Lobos et Levada do Norte

Ce matin nous prenons la route pour Camara de Lobos. Nous visitons le joli village de pêcheurs. C'est dimanche et tous les hommes sont dehors à discuter, jouer aux cartes ou boire un verre.

Mais aucune femme à l'horizon. N'oublions pas les traditions latines de ce pays et la place de la femme… à la maison. Sur le port, des poissons sèchent sur les rebords des bateaux. L'odeur est forte, comme celle au marché de Funchal.

Pas de chance, il pleut même à Machico, ce qui ne présage rien de bon pour la côte Nord la plus pluvieuse. Mais nous ne renonçons pas. A Sao Jorge, il ne pleut plus et nous en profitons pour programmer la randonnée du chemin côtier de Sao Jorge.

Le parcours commence (comme toujours) par une descente très raide de 300m de dénivelée sur une ancien chemin pavé de ces fameuses marches arrondies " affectueusement appelées "pavé du pied de bœuf" par les habitants de Madère ". Décidément, on en veut à nos mollets et à nos cuisses !  Nous arrivons tout en bas, aux abords d'un mini hameau posé au pied de l'océan.

Nous quittons ensuite le village pour entamer une randonnée de 4h sur la Levada do Norte.

Le début se passe très bien pendant environ 1h, mais avant d'arriver sous le hameau de Eira do Mourao, une petite maison posée le long de la levada est gardée par 3 chiens. Ils nous regardent méchamment et nous font peur. Ils montrent leurs crocs et nous ne pouvons plus avancer.

Nous rebroussons chemin. Heureusement, revenues à la voiture, nous remarquons sur le guide qu'une petite route mène jusqu'au hameau de Eira do Mourao. Nous décidons donc d'avancer en voiture et ainsi de contourner le chien. Il ne reste plus qu'à espérer qu'il n'y en ai pas ensuite sur le reste du parcours !

Arrivées au hameau, nous continuons dons la suite du parcours, devancées par trois portugais qui font la balade.  
Le parcours est magnifique, avec des vues sur le bas de la vallée, à 200m juste en bas de nos pieds. Il faut bien regarder le chemin car un pas de côté et c'est le saut dans le vide. Mais les paysages sont grandioses. Le parcours est de plus en plus dangereux. On marche maintenant vraiment au bord de la levada envahie par la végétation. Nous arrivons à un tunnel de 500m de long. Nous sortons les lampes de poche. On a l'impression que la lueur au bout est toujours aussi loin mais nous finissons irrémédiablement par y arriver.

La levada continue mais le chemin devient très très étroit, à peine 20cm de large et recouvert de végétation humide… il faut revenir en arrière. Nous revenons sur Funchal ravies.

 
 

Lundi 23 mars
Dernier jour autour de Funchal


Dernier jour et nous décidons de profiter de la voiture et du soleil pour visiter les quelques sites aux alentours. Tout d'abord nous prenons la route vers Curral das Freiras, la vallée des nonnes. Le village est complètement encaissé dans un cirque montagneux grandiose. Ce n'est pas étonnant que les religieuses se soient réfugiées ici pour fuir les persécutions sans qu'on les retrouve.

Nous revenons ensuite pour profiter de points de vues : Pico de Barcelos, Piornais, Camacha, où nous croisons un vannier en plein travail…

Puis nous retournons à Funchal, dans la zone hôtelière, pour rendre le véhicule. Nous continuons donc à pieds le long de la côte pour revenir à Funchal.
Nous nous arrêtons sur une petite plage de galets pour pique-niquer et lézardons là plus d'une heure au soleil. Nous traversons ensuite le parc Santa Catarina avant de retrouver notre bon vieux centre ville.
Ce soir, pour saluer notre dernière soirée à Madère, nous nous ferons un bon petit restaurant, de poissons, bien évidemment.

Nous profitons encore une fois de la douceur de cette ville et de cette île qui restera un souvenir vert et très agréable dans nos mémoires.

 
 
 
 
 
 
 
 
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