Nord Luzon - Suivez les 3 M, une famille en vadrouille

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Voyages > Philippines 2013


NORD LUZON

 
 

Vendredi 4 et Samedi 5 Janvier
North Express Highway

Après un long voyage, depuis la France, nous arrivons vers 1h du matin amenés en taxi depuis l’aéroport dans un hôtel Sogo, au nord de Manille. Malheureusement, il nous est impossible de dormir !
Est-ce dû au décalage horaire ? Non, certainement plutôt au karaoké situé au rez de chaussée de l’hôtel. C’est Vendredi soir et les chanteurs amateurs s’en donnent à cœur joie, jusqu’à environ 5h du matin. Dur dur le réveil à 8h.
Car nous avons rendez-vous avec notre loueur de voiture, qui nous attend déjà dans le hall de la réception. Le véhicule, une Toyota Vios, est en bon état, à nous les routes de Luzon !

Nous empruntons immédiatement la North Express Highway, direction Baguio. Nous avions prévus un détour par le Pinatubo, mais aucun de nous ne se sent de marcher … j’ai la tête en vrac et les jambes en coton après le voyage et la nuit blanche…
Math se sent suffisamment en forme cependant pour nous conduire jusqu’à Baguio, où nous trouvons un hôtel au calme à la sortie de la ville. Nous prenons notre premier jeepney, belle expérience de rencontre avec les autochtones, direction le centre. La ville, surtout une étape, n’a rien d’extraordinaire, à part son marché et ses délicieuses fraises, mais nous ressentons déjà l’atmosphère conviviale et enjouée des Philippines.

Nous continuons la route, qui serpente de plus en plus dans la montagne. Les vues sont impressionnantes sur les pentes raides, chargées de cultures en terrasses. Nous prenons vraiment notre temps, tant les paysages sont superbes. Nous nous arrêtons très souvent, toujours l’occasion de découvrir les philippins, toujours très gais et chaleureux.
Le trajet, avec notre voiture, est tout à fait correct, malgré les portions de pistes en travaux…. Seule la dernière portion avant Sagada est un peu hasardeuse, la piste étant très boueuse en raison de la
pluie.
Mais nous arrivons enfin dans ce petit village de montagne. Nous trouvons notre sympathique hôtel, repéré sur le Lonely Planet.

 
 

Dimanche 6 Janvier
Sagada : Cave Connection & Hanging coffins

Nous nous levons assez tôt, pour nous rendre à l’Office de Tourisme de Sagada, afin de trouver un guide pour partir à l’aventure : nous souhaitons faire le « Cave Connection », un parcours de spéléologique d’environ 4h dans un réseau de grottes souterraines.
Brent nous emmène alors, sans oublier de faire remplir sa lampe de gaz avant le départ ! Il est en tong, sans équipement particulier… une petite appréhension m’envahit.

Nous quittons le sentier pour entrer dans la première grotte, d’où commence le parcours, la grotte de Lumiang. A l’entrée de la grotte, plusieurs centaines de cercueils en bois sont empilés. Ces petits sarcophages renferment les corps en position fœtale.

Puis nous descendons dans l’obscurité. Mais craintes s’accentuent, le parcours est assez sportif, disons qu’il est surtout non aménagé et que seule la lampe de Brent nous éclaire. Heureusement, celui-ci, très à son aise en tong, nous conseille et nous sécurise à chaque pas, qu’il faille traverser un surplomb vertical à 5m de hauteur, ou passer par des failles où nous pouvons à peine nous faufiler. Après de nombreuses escalades, glissades, descentes sur les fesses … nous atteignons le milieu de parcours où les roches deviennent de plus en plus belles. Nous sommes parfois accompagnés par le cri des chauves-souris logées au-dessus de nos têtes. Nous atteignons le bas de la grotte (700m de dénivelé) et marchons les pieds dans l’eau de la rivière souterraine. Bien que fraîche, nous en profitons pour nous baigner dans les bassins naturels. Nous avons l’impression d’être seuls
au monde, entourés par l’obscurité et par un silence assourdissant. Nous arrivons vers la fin du parcours, sur de magnifiques formations rocheuses où l’eau est d’une clarté impressionnante. La remontée est rapide, et nous fait déboucher à la grotte de Sumaging.
Incroyable, cette aventure unique nous a totalement ravis, sensations fortes à la clé ! Mais claustrophobes s’abstenir !!

L’après-midi, bien que fatigués nous allons faire un petit tour pour découvrir l’autre particularité de Sagada, ces cercueils, toujours en bois, suspendus sur une falaise dans la Vallée de l’Echo, qui, après vérification, porte bien son nom !

La soirée se passe au coin du feu de camp, très agréable, allumé dans le jardin de notre logement. Nous discutons tranquillement avec deux suisses bien sympathiques, Arnie et Myriam, ainsi qu’un vieux philippin un peu éméché très amusant

 
 

Lundi 7 Janvier
Banaue

Nous quittons Sagada, direction Banaue. Arnie et Myriam, les suisses rencontrés la veille, doivent aussi s’y rendre et cherche un bus. Ni une ni deux, nous les embarquons dans notre voiture.
La route est très agréable, il n’y a aucune circulation et heureusement elle en à 90% bitumée. Nous traversons des paysages grandioses de rizières en terrasse ou autres plantations, des cascades mais aussi d’effrayants vestiges de glissements de terrain. Impossible d’oublier qu’ici les éléments peuvent se déchaîner avec violence !

Nous arrivons en vue de Banaue, nous arrêtant aux différents points de vue aménagés avant l’entrée.

Nous nous garons en plein milieu de la ville, au centre même de la gare de jeepney. Tous les philippins nous regardent étonnés mais toujours aussi souriants. Il faut dire quand même que nous n’avons croisé aucun touriste en voiture de location. Ici tout le monde emprunte les transports en commun ou les vans privés avec chauffeur.

Banaue est une ville étalée le long d’une rivière, un pont reliant les 2 versants. Face à notre Hôtel construit sur la pente, nous admirons les belles rizières en terrasses. Nous décidons de nous promener en ville, du côté moins animé. C’est d’ailleurs la sortie des classes et nous croisons nombre d’enfants de tous âges. Tous nous hèlent en criant « Hello », « Hi » ou « What’s your name », tout en riant. Certains même veulent être pris en photos, posant avec fierté pour l’objectif. Il règne vraiment ici une joie de vivre !

Le soir, nous dégustons nos premières brochettes de poulet, tellement bonnes et bon marché qu’elles deviendront rapidement une habitude alimentaire sur la suite de notre voyage. Enfin… nous nous contenterons des brochettes de viande », pas les têtes, les intestins ou les pattes de poulet…

Après un concert live de pop philippine, nous passerons une bonne nuit, bercés par le bruit de la rivière..


 
 

Mardi 8 et Mercredi 9 Janvier
Balade dans les rizières et nuit à Batad

Nous nous rendons auprès des jeepney, pour négocier notre trajet jusqu’au départ du sentier menant à Batad. Il est assez tard, et il semble que beaucoup soient déjà partis. Mais nous ne sommes pas pressés, car contrairement à la plupart des voyageurs, nous envisageons de rester dormir à Batad pour profiter du cadre et du calme. Nous croisons 2 autres touristes, un allemand et un anglais, qui sont également en pleine négociation. Les prix commencent à 3500 Php (pour 4), ce qui nous semble excessif. Nous nous séparons pour négocier chacun de notre côté. Au bout de 30 minutes, tous les philippins de la gare routière se trouvent en concurrence et les prix descendent inévitablement : du coup nous arrivons à négocier notre trajet pour 1000 Php pour 4.

Nous partons donc pour environ 40 minutes de trajet chaotique sur une piste défoncée, mais on voit que le chauffeur est parfaitement habitué. Arrivés au col, il ne nous reste plus qu’à descendre tranquillement à pied vers Batad, à travers la forêt. Nous atteignons le village au bout d’une heure. Nous n’avons que de tous petits sacs et pourtant nous nous faisons doubler régulièrement par des porteurs qui amènent les vivres au village, celui-ci ne possédant aucun accès routier. Leur attelage, posé à chaque extrémité d’un bâton, est constitué de bouteilles d’eau, de biscuits… je n’imagine même pas le poids que cela doit représenter… et tout cela en tongs, comme de bien entendu !

L’arrivée à Batad est juste GRANDIOSE. La montagne forme comme un fer à cheval, dont tous les flancs abrupts sont taillés de rizières en terrasse. Pas étonnant que ces sites soient classés au Patrimoine Mondial de l’Humanité !

Après avoir trouvé une hébergement rudimentaire et nous être restauré en terrasse, nous engageons un villageois pour nous servir de guide. Et c’est parti pour 4h à travers les rizières, cheminant sur les murets, descendant (et montant !) des centaines de marches… heureusement le soleil se voile, nous épargnant ses rayons torrides. Notre paysan, d’une cinquantaine d’année nous explique les traditions du peuple Ifugao, les anciennes guerres tribales, les rituels lors des décès…. Nous croisons les travailleurs … enfin les travailleuses, car ce sont surtout les femmes qui bossent ici !

De retour, bien fatigués, c’est avec enthousiasme que nous acceptons les services d’une vieille dame qui propose des massages. Hum, un vrai régal, juste avant la nuit.


Le réveil est doux à Batad. Le silence, quoiqu’entrecoupé de chant de coqs et d’aboiements de chiens, et reposant.
Nous entamons la remontée, sous le soleil cette fois … Mais il vaut mieux ne pas y penser, et juste monter. Nous sommes en compagnie du même allemand qu’à l’aller et d’un autre couple, afin de pouvoir partager les frais de retour en jeepney.

Au bout d’une heure, qui passe finalement assez vite, nous atteignons de nouveau le col, où le jeepney nous attend pour la redescente. A midi nous sommes de retour à Banaue, où nous profitons tranquillement de l’après-midi pour fureter dans les magasins à la recherche d’un souvenir artisanal. Entre 50 statuettes affreuses et beaux tissus typiques, nous trouvons notre bonheur : un récipient à calamondin taillé dans un os de buffle d’eau (alors si ça ça n’est pas typique !) et un couteau fabriqué à Batad même.

Et ce soir, c’est brochettes de poulet !! miam !

 
 

Jeudi 10 et Vendredi 11 Janvier
Route de retour vers Manille

Nous avons 2 jours pour rentrer à Manille, la route est longue, heureusement les paysages de rizières, de montagnes, de cours d’eau, cascades et villages nous occupent sur le parcours. La conduite n’est pas trop difficile, sauf à l’approche de Gapan. Les agglomérations se densifient comme la circulation. Nous décidons alors d’éviter la route principale en faisant un détour par Arayat.

Cela nous permettra de dormir au pied du volcan et d’admirer son dôme quasi parfait.

Puis nous rentrons dans Manille avec appréhension. Nous devons nous rapprocher de l’aéroport, en suivant la grande artère EDSA . Nous craignons la circulation anarchique. Et pourtant c’est en toute tranquillité que nous y conduirons. En effet, bien que très dense, les voies de voitures et celles des bus et jeepney sont séparées, évitant ainsi les doublement et croisement intempestifs. Nous avons juste à rester sur notre voie qui nous mène au sud de Manille. Nous nous arrêtons dans une station essence, pour faire le plzin, et appelons notre loueur qui vient aussitôt chercher la voiture à la station : Good Job ! Nous n’aurons finalement eu aucun problème pour la conduite, en restant toujours vigilant et en faisant du klaxon notre meilleur ami!

Nous prenons ensuite un taxi direction Manille Intramuros. Nous ne voulons pas reproduire notre expérience du 1er soir et ce quartier est le plus tranquille. Nous avons toute l’après-midi pour visiter les rues d’Intramuros, le fort Santiago et les quelques édifices d’influence espagnole. Nous nous rendons également à l’église de Quiapo et son marché. La place est noire de monde. Nous essayons tant bien que mal de nous frayer un chemin vers l’église. Impossible d’y entrer. La foule est en transe, levant les bras, criant chantant, tous venus pour toucher la statue du Jésus Noir. Nous apprendrons plus tard que c’était justement la fête du Jésus Noir ce week end là !!!

La soirée se termine chez le barbier, où Mathieu, pour la première fois, se fait refaire une beauté. Le barbier se prend en photo avec nous, tout étonné de nous avoir vu débarqué dans sa petite boutique.

 
 
 
 
 
 
 
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